Tous les articles par Anne Godard

Maîtresse de conférences en langue et littérature françaises Université Sorbonne Nouvelle EA2288 DILTEC - Didactique des langues, des textes et des cultures CV HAL : https://cv.archives-ouvertes.fr/anne-godard

Estudios Románicos, n° spécial Plurilinguisme dans les langues romanes

Vol. 32 (2023): Plurilingüismo en la lenguas románicas

Coordonné par Maribel Peñalver Vicea et Cheryl Toman, le volume aborde le thème du plurilinguisme dans les littératures romanes, il inclut deux textes inédits de l’écrivain Nedim Gürsel et de l’écrivaine Ying Chen, ainsi que deux entretiens avec les écrivaines Carmen Boustani et Safaa Fathy.

Estudios Románicos

Vol. 32 (2023): Plurilingüismo en la lenguas románicas

El monográfico del volumen 32, coordinado por Maribel Peñalver Vicea (Universidad de Alicante) y Cheryl Toman (Universidad de Alabama), aborda el tema del plurilingüismo en las literaturas románicas e incluye dos textos inéditos, del escritor Nedim Gürsel y de la escritora Ying Chen respectivamente, además de dos entrevistas a las escritoras Carmen Boustani y Safaa Fathy.

Publicado: 24-04-2023

DOI: https://doi.org/10.6018/estudiosromanicos

Consultable en ligne : https://revistas.um.es/estudiosromanicos/issue/view/21451

Sommaire

Le plurilinguisme dans les littératures romanes par Maribel Peñalver Vicea y Cheryl Toman

Le soupir du Turc assis entre deux chaises par Nedim Gürsel

Pluriling par Ying Chen

Entretien avec Carmen Boustani par Maribel Peñalver Vicea

Entretien avec Safaa Fathy par Maribel Peñalver Vicea

Étrangéité culturelle et linguistique chez Akira Mizubayashi : comment dire ? ou nanto ittara iika ? par Margarita Alfaro Amieiro

Le roman marocain francophone et l’alternance codique par Abdelaziz Amraoui

Escritura translingüe en el Caribe colombiano : Los Cristales de la Sal (2019) de Cristina Bendek) par Kate Averis

Hétérolinguisme : écrire et figurer l’expérience plurilingue par Anne Godard

Les langues : carte(s) d’identité plurielle. L’écriture autobiographique de Rosie Pinhas-Delpuech, entre traumatismes historiques et enjeux linguistiques par Sarah Kouider Rabah

« Cette étrangère que je suis » : Immigration, Plurilinguisme et Contestation (Copi, Nella Nobili) par Anne-Laure Rigeade

Entre les langues ou la question du plurilinguisme littéraire par Isabelle Simões Marques

“Portraits de plurilingues : de l’école à la littérature” Séminaire de didactique des langues-cultures – jeudi 27 avril 2023 – 15h-17h

En présentiel à l’université de Savoie Mont-Blanc : Bâtiment 5 – Salle 502 – Campus Jacob Bellecombette (Chambéry) 
ou sur Zoom en cliquant sur ce lien : https://zoom.us/j/94123043615?pwd=eXAxOTNsN0Y0UEJCcitudmQrc0FVQT09

Clara Mortamet, Professeure, Université Jean Monnet Saint-Etienne (ECLLA), et Anne-Sophie Morel, MCF, Université Savoie Mont Blanc (LLSETI). 

Clara Mortamet
Dessiner les langues
La recherche présentée associe langue(s) et art(s) visuel(s). Elle repose sur une collaboration entre une artiste et une sociolinguiste. L’un des points de départ est le travail d’Eva Tornow, dont les « portraits-calligrammes d’élèves fictifs » prennent appui sur des propos entendus dans un collège d’éducation prioritaire. Ce travail offre, au-delà d’une simple représentation de la diversité langagière dans l’institution, une façon de conceptualiser l’espace de discours qu’est un collège.
Nous avons repris cette idée de conceptualiser, à travers le portrait, la diversité langagière, mais en augmentant ces œuvres des discours des acteurs sur leurs langues. Nous avons travaillé avec 28 enfants et collégiens issus de quartiers populaires, pour certains allophones. Avec ces « portraits de plurilingues », nous rejoignons les expériences de dessins réflexifs (Molinié, 2009), à ceci près qu’ici le dessin est guidé par l’artiste et sa technique, et que l’objectif est d’exposer ces œuvres ainsi que des extraits de discours. La richesse linguistique apparait à travers le nombre de langues évoquées (27), mais aussi les dizaines de façons d’en parler et de les dessiner.

Anne-Sophie Morel
« Entre deux territoires, entre deux langues, entre deux mémoires ». Étudier des écrivains plurilingues en classe de Français Langue Étrangère
Parce qu’elle offre des expériences propres à renforcer la conscience subjective des apprenants, en tant qu’apprenants d’une langue étrangère, mais aussi, plus largement, en tant qu’autres, la littérature est un outil de médiation, d’accès à la découverte de l’autre et de soi. C’est cette médiation interculturelle que favorise la littérature que nous souhaiterions explorer, en considérant plus particulièrement les récits des écrivains « migrants » plurilingues (Mathis-Moser, Mertz-Baumgartner, 2012).
Vivant ou ayant vécu entre plusieurs langues, ayant écrit en plusieurs langues dont le français, ces auteurs mettent au jour dans leurs récits la complexité de leur position « entre-deux » et de la construction de soi dans cet espace inédit. Ces passages d’une langue à l’autre, d’une frontière à l’autre, les poussent à interroger leur rapport aux langues et l’imaginaire qui leur est attaché, leur intrication avec l’Histoire, leur place dans leur processus de création et les reconfigurations identitaires qui en découlent. Dans la large gamme des écritures de soi, l’autobiographie langagière (Allouache, Blondeau, Potolia, 2020) est un lieu privilégié d’expression et de réflexion.
Les « portraits de plurilingues » qui s’y dessinent, permettent d’engager un processus réflexif auprès d’étudiants de Master FLE, futurs enseignants de FLE, inscrits en cours de Didactique de la littérature (Molinié, 2006, 2015 ; Godard, 2015). Ils favorisent, dans le cadre d’ateliers d’écriture, la prise de conscience interculturelle et métalinguistique, et participent d’une didactique de la littérature renouvelée, fondée sur une appropriation sensible du texte.

Lien vers l’actualité du site : http://www.llseti.univ-smb.fr/web/llseti/320-actualites-du-laboratoire.php?item=2403

Parution Glottopol n°38 Les langues dans la famille

Les langues dans la famille, Glottopol, Revue de sociolinguistique en ligne, Presses universitaires de Rouen et du Havre

https://journals.openedition.org/glottopol

Numéro dirigé par
J. Aguilar, N. Auger, M. Bento, C. Cavalla, A. Godard, C. Mendonça Dias, C. Peigné, S. Stratilaki-Klein, P. Trévisiol-Okamura

Ce numéro spécial est l’aboutissement d’un colloque, reporté à deux reprises, qui finalement n’a pas pu voir le jour (cf. https://languesfamille.sciencesconf.org/, dernière consultation le 1er septembre 2022). À part les neuf co-signataires de cette introduction, d’autres collègues, qui ont dû abandonner le projet pour différentes raisons, ont rendu possible cette publication. Nous tenons ici à remercier chaleureusement : Myriam Abouzaïd, Nadia Bacor, Alice Burrows, Isabelle Cros, Gilles Forlot, Paola Gamboa, Cécile Leguy et Muriel Molinié.

Ce numéro thématique propose des articles originaux qui cherchent à développer des problématiques autour des liens entre la famille, les langues et d’autres institutions socialement plus complexes. Les travaux sont regroupés autour de deux axes :

  • Les langues de l’enfant : de la maison à l’école et de l’école à la maison ;
  • Les perspectives sociolinguistiques sur les transmissions linguistiques et culturelles.

Accès direct au numéro à retrouver en ligne

https://journals.openedition.org/glottopol/2849

José Aguilar, Nathalie Auger, Margaret Bento, Cristelle Cavalla, Anne Godard, Catherine Mendonça Dias, Céline Peigné, Sofia Stratilaki-Klein, Pascale Trévisiol-Okamura : Introduction

Marija Apostolovic : Le romani familial et le romani de l’école : tensions, répercussions et choix didactiques

Nathalie Auger : Les langues des familles, des langues d’assez bonne « qualité » pour l’école ? Retour sur les représentations enseignantes

Déborah Caira : Une approche compréhensive des enjeux identitaires : Güldeniz, une mère d’élève turcophone en situation d’appropriation de la langue de l’école

Claude Devichi et Christelle Mazière : Les pratiques langagières familiales modulent-elles l’acquisition d’une langue régionale à l’école ?

Beñat Lascano : Immersive bilingual primary learning in a regional minority language (basque). Discourse outcomes in basque l1 and french l1 students

Sabrina Alessandrini : Deuxièmes générations d’adolescents et transmission intergénérationnelle des langues d’origine : étude de cas sur la politique linguistique des 68 familles migrantes d’origine africaine en contexte italien

Marina Branca et Nicolas Sorba : Un siècle d’évolution de la transmission intergénérationnelle du corse

Véronique Fillol et d’Elatiana Razafimandimbimanana: Gestions du plurilinguisme en famille : perspectives intergénérationnelles

Natacha Roudeix : Être Inuk et plurilingue à Kuujjuaq au Nunavik (grand Nord Québécois) pour marcher ensemble les langues

Sofia Stratilaki-Klein : Représentations identitaires, socialisation langagière et compétences plurilingues des élèves allophones

Philippe Glâtre : Ateliers de poésie orale et branchements langagiers à la Réunion

Donatienne Woerly : Représentations d’un plurilinguisme conflictuel dans l’album autobiographique L’arabe du futur de Riad Sattouf

Compte-rendus

par Sandra Pérez-Ramos : Pujol Berché, Mercè (Coord.), 2020, Le langage au carrefour des
disciplines. Hommage au professeur Christian Lagarde
. Perpignan : Presses Universitaires de Perpignan, 439 p.

par Héloïse Elisabeth Ducatteau : Mariana Dominguez Fonseca Favre, 2022, Didactique du plurilinguisme et intercompréhension intégrée : étude de pratiques en terrain catalan et occitan, Limoges, Lambert-Lucas, 266 p. (en corse, et en français)

Annonce rencontre 5 avril 2023 avec Shumona Sinha

autrice de L’autre nom du bonheur était français (Gallimard, 2022).

Née en 1973 à Calcutta, Shumona SINHA est une écrivaine franco- indienne, naturalisée française, qui vit à Paris depuis 2001. Dans ses livres elle explore les interrogations sur identité, exil, condition féminine, conflit des classes, identité multiple et non-binaire…

Dernier ouvrage paru : L’autre nom du bonheur était français

Dans ce sixième livre, un récit sur sa francophonie paru aux Éditions Gallimard (Blanche), en novembre 2022.

Shumona Sinha raconte son voyage du bengali, sa langue « natale », au français, sa langue « vitale ».

Le 5 avril 2023 à l’Université d’Angers, dans le cadre du printemps des francophonies, l’écrivaine franco indienne Shumona Sinha sera reçue par Nadja Maillard-De La Corte Gomez et Valentin Feussi.

La rencontre est accessible en ligne (de 17h à 18h) via ce lien : 

https://teams.microsoft.com/l/meetup-join/19%3aXUtx2TyZmDNbaB99aTUoCEHThm4XLsdYXAoTsIpwGVA1%40thread.tacv2/1679407205062?context=%7b%22Tid%22%3a%22ccbd4ee6-c847-429d-b947-a5cfdd04c963%22%2c%22Oid%22%3a%222d6e87c8-b430-4ecb-a296-04c24c9da922%22%7d

Exil et traduction : phénomènes parallèles et croisements

JOURNÉES D’ÉTUDE 27 et 28 mars 2023

Exil et traduction : phénomènes parallèles et croisements

Organisées par Stéphane Cermakian (Aix-Marseille Université, IREMAM) et Annamaria Bianco (Université de Toulouse 2, Jean Jaurès, Aix-Marseille Université, IREMAM).

27-28 mars 2023, Maison méditerranéenne des sciences de l’homme (MMSH), salle Duby, 5 rue du Château de l’Horloge, Aix-en- Provence. Un lien zoom est proposé pour les personnes ne pouvant pas se déplacer. Pour obtenir le lien, merci de contacter Stéphane Cermakian et Annamaria Bianco : stephane.cermakian@univ-amu.fr ; annamaria.bianco@univ-tlse2.fr 

PROGRAMME

LUNDI 27 MARS 2023

8h45 – Accueil des participants

9h00 – Présentation inaugurale du colloque

9h30 – Conférence d’Alexis Nuselovici, professeur de littérature comparée (Aix-Marseille Université, CIELAM).

10h30 – 12h00 – 1. Pays d’origine, communauté en exil et tiers espace
Présidence de séance : Alexis Nuselovici, professeur de littérature comparée (Aix-Marseille Université, CIELAM).
 
– Atinati Mamatsashvili (Université d’État Ilia, ILC, Tbilissi, NIAS, Amsterdam), « Entre deux langues, entre deux patries : un difficile exil des écrivains géorgiens en France dans les années 1920-1940 ».
– Gérard Groc (Aix-Marseille Université, IREMAM), « Un exil en trois langues : Zaven Biberian, un intellectuel arménien en Turquie ».
– Giacomo Longhi (Université Sapienza, ISO, Rome), “From Tehran to Stockholm: a sarcastic representation of Iranian political refugees in a contemporary Persian novel”.
 
14h00-16h00 – 2. Traduire l’exil, traduire en exil 
Présidence de séance : Richard Jacquemond, directeur de l’IREMAM et professeur de langue et littérature arabes modernes (Aix-Marseille Université, IREMAM).
 
– Héléna Demirdjian Ulas (Université Paul-Valéry, RIRRA21, Montpellier), « Traduire un roman de l’exil : un paradoxal ancrage ».
– Chakib Ararou (Aix-Marseille Université, IREMAM, ENS Paris), « Un traducteur par exils : le cas d’Abdellatif Laâbi » (intervention à distance).
– Santa Vanessa Cavallari (Aix-Marseille Université, CIELAM, Université de Pise), « S’auto-transduire pour résister à l’exil. Apprivoisement des espaces exiliques dans На Тайти et à Tahiti ».
– Annamaria Bianco (Université Toulouse 2, Jean Jaurès, Aix-Marseille Université, IREMAM), « Villes-refuges, writing grants et programmes de traduction : accueil et soutien des écrivain·e·s arabes exilé·e·s en Europe ».
 
16h30 – 18h00 – 3. Exil, espace théâtral et traduction
Présidence de séance : Stéphane Cermakian, maître de conférences en langue et civilisation arméniennes (Aix-Marseille Université, IREMAM).

– Najla Nakhlé-Cerruti (CNRS, IREMAM), « Ubu Roi d’Alfred Jarry par François Abou Salem : des formes théâtrales de l’exil intérieur dans Abū Ūbū fī sūq al-laḥḥāmīn (Abū Ūbū au marché des bouchers) ».
– Lusiné Abgarian, (Université d’Etat V. Brussov, LCM, Erevan), « D’un exil à l’autre : traduire l’expérience du rapatriement des Arméniens de 1946-1948 à travers le théâtre ».
– Raffaele Esposito, (Université de Naples “L’Orientale”, DAAM), “Born in translation. An author’s life in exile and the multilingual history of a Jewish play”.

MARDI 28 MARS 2023

9h15 – Accueil des participants

9h30 – 11h30 – 4. Exil dans la langue, passage et multilinguisme
Présidence de séance : Annamaria Bianco, A.T.E.R. en langue et littérature arabes (Université Toulouse 2, Jean Jaurès, Aix-Marseille Université, IREMAM).
 
– Eva Raynal (Institut National Universitaire Champollion, Albi), « Ma parole plus que les mots est sans patrie ! Le langage, refuge des exilé.e.s ? ».
– Léa Polverini (Université Toulouse 2, Jean Jaurès, Allph@, Aix-Marseille Université), « L’amour n’est-il qu’un concept européen ? Revendiquer la pensée sauvage chez Driss Chraïbi ».
– Mihaela-Gențiana Stănișor (Université « Lucian Blaga » de Sibiu, CSLLS), « Le malheureux poli. Cioran et les avantages de l’exil ».
– Stéphane Cermakian (Aix-Marseille Université, IREMAM), « Traduire l’intraduisible : l’exil au bord du silence ».

11h30 – 12h00  – Clôture des journées d’étude.

ARGUMENTAIRE

L’idée des journées d’étude “Exil et traduction : phénomènes parallèles et croisements” découle d’une prise de conscience de l’importance de la notion d’exil au sein de la production littéraire mondiale actuelle et des liens qu’elle entretient avec une notion apparentée, la traduction, souvent stimulée et influencée par l’urgence des enjeux géopolitiques. Cette centralité devient encore plus flagrante dans certaines zones du monde affectées par des phénomènes migratoires ou diasporiques, qui opèrent une transformation radicale des textes et des conditions de création et de circulation, aussi bien au sein des champs de production nationaux que dans une perspective transnationale.
 
Les manifestations scientifiques et publications se sont multipliées sur le thème de l’exil et sur l’activité de traduction, mais qu’en est-il du lien qui unit ces deux notions ? Ne peut-on voir dans l’exil une forme de passage, de transfert inhérent à la démarche de la traduction ? Et celle-ci n’est-elle pas déjà le constat d’un départ définitif d’un système de pensée et de représentation, en direction d’une nouvelle appréhension d’un monde dont l’auteur conserve l’écho ancien ?
 
Ainsi, les expériences d’exil et de traduction ont en commun cette notion, et si la métamorphose induite par la première exclut la possibilité d’une réversibilité pure et simple, la seconde propose aussi une transformation assumée et fructueuse. Les répercussions sont donc à examiner non seulement dans l’œuvre comme expression résultant de l’exil mais, inversement, dans l’exil comme l’expérience même d’un passage qui préfigure celui d’une langue à l’autre.
 
Il s’agira donc d’appréhender le phénomène tel qu’il se manifeste à l’époque moderne et contemporaine, où il a pris une ampleur dramatique et s’est considérablement accru en littérature. Les analyses se feront sans limitation de genre littéraire, en englobant différentes aires linguistiques et culturelles. Cette approche transnationale et transhistorique, si elle part initialement des aires couvertes par l’IREMAM (Moyen-Orient, Afrique du Nord et Asie centrale, avec leurs réseaux diasporiques), sera aussi ouverte aux contributions portant sur d’autres corpus induisant des modalités de représentation et d’expression différentes, que ce soit au sein des aires européenne, méditerranéenne, asiatique ou américaine. L’objectif sera de travailler dans une perspective comparatiste et interculturelle qui reflète la complexité de la littérature mondiale.
 
Il conviendra ainsi d’examiner la traduction comme reflet du passage et transfert de l’œuvre d’exil, mais aussi l’exil comme traduction en soi (dans le passage d’une culture à l’autre) ; enfin, la traduction pourra être perçue comme hospitalité, par l’accueil du récit d’exil.

Travaux de Littérature. Vol. XXXV

Francophonie, plurilinguisme et production littéraire transnationale en français depuis le Moyen Âge

Sous la direction scientifique de Maxime DEL FIOL

Ce volume, qui rassemble des spécialistes de littérature française des siècles anciens et des spécialistes de littératures « francophones » modernes et contemporaines, interroge de manière critique le paradigme national-monolingue qui a présidé à la construction du canon de l’histoire littéraire en France. Il envisage une nouvelle histoire mondiale des littératures de langue française, articulée autour de deux éléments principaux : d’une part, la dissociation entre langue française, littérature en français et territoire français ; d’autre part, la reconnaissance de l’environnement plurilingue de la production littéraire de langue française, pour les territoires extérieurs à la France comme pour la France elle-même. Cette relecture francophone de l’histoire littéraire, globale et plurilingue, invite ainsi à rompre avec le modèle de pensée francocentré et monolingue. La notion de francophonie es présente aussi du même coup comme une certaine manière de relire des textes écrits ne français entre les langues, en restituant les échanges culturels et linguistiques transnationaux qui, en France comme à l’extérieur du territoire français, ne cessent de les irriguer depuis les origines.

TABLE DES MATIÈRES

Maxime DEL FIOL, Introduction : Pour une histoire francophone, transnationale et plurilingue, des littératures de langue française

Florent COSTE, Francophonie médiévale et plurilinguismes médiévistes

Clothilde DAUPHANT, Eustache Deschamps, premier poète national ? Les débuts d’une conception politique de la francophonie au XIVe siècle

Alain CORBELLARI, Existe-t-il une littérature « suisse romande » au Moyen Âge ?

Muriel OTT, Villon, poète musicien ? Remarques sur la réception de Villon par Marot et Rabelais

Jean-Charles MONFERRAN, Choix du français et « surconscience linguistique » chez quelques écrivains français de la Renaissance

Sylvan CHABAUD, Louis Bellaud, un poète en provençal et en fran§ais ? Études de quelques textes en français dans une œuvre poétique en langue d’oc au XVIe siècle

Gilles SIOUFFI, Réflexions sur la déterritorialisation du français aux XVIIe et XVIIIe siècles

Alexandre STROEV, Des stratégies littéraires et politiques des écrivains russes des Lumières

Corinne SAMINADAYAR-PERRIN, Écrire latin en français au XIXe siècle

Rainier GRUTMAN, Le symbolisme, un mouvement francophone avant la lettre

Bernard RIBÉMONT, La Joyeuse entrée de Charles le Téméraire. Bruges-1467-Gand d’Edmond Picard. Une « joyeuse entrée lugubre » dans l’histoire de la Belgique

Anthony MANGEON, La littérature coloniale est-elle une littérature francophone ?

Mickaëlle CEDERGREN, Auteure suédoise, écrivaine fran§aise – La posture auctoriale et littéraire de Marika Stiernstedt

Christophe PREMAT, L’héritage francodoxe de Léopold Sédar Senghor

Jean-Marie KLINKENBERG, Insécurité langagière et identité dans les littératures francophones. Un discours bllge à la fin du XXe siècle

Paola CODAZZI, À travers et entre les langues : l’exemple de la Suisse romande

Jeanne E. GLESENER, Les langues sous la peau : perspectives translingues de la littérature francophone luxembourgeoise

Odile HAMOT, De la langue des Grands Nègres à la « chose la plus intime » : Les français pluriels dans Le Cœur à rire et à pleurer de Maryse Condé

Camille LOTZ, Abdellatif Laâbi, passeur de langues et de mondes

Lise GAUVIN, Des poétiques narratives à la croisée des langues

Laurent DEMOULIN, Belgicismes et littérature belge. Confidences d’un Belge francophone édité à Paris.

Mounira CHATTI, Entre les langues : pour une esthétique de l’hétérogène

Myriam SUCHET, Écrire en français au pluriel : une hypothèse pour une recherche affectée

Appel : Le Mythe de la Pentecôte : littérature, traduction, pensée, arts

Toulouse, France, 9 et 10 novembre 2023

APPEL À COMMUNICATIONS / CALL FOR PAPERS (31/03/2023)

Le Mythe de la Pentecôte : littérature, traduction, pensée, arts

The Myth of Pentecost: literature, translation, theory, arts

Der Pfingstmythos in Literatur, Übersetzung, Denken, Kunst

Colloque/Conference/Tagung

Toulouse, France/Frankreich 9+10 Novembre/November 2023

Université Toulouse Jean-Jaurès Maison de la recherche
5 allées Antonio Machado
31058 TOULOUSE

Organisé par/Organized by/Organisatoren :

Claire PLACIAL (Maitresse de conférences en littérature comparée, Université de Lorraine, UR Écritures, membre junior de l’IUF)

Dirk WEISSMANN (Professeur d’études germaniques, Université Toulouse Jean-Jaurès, Centre de Recherches et d’Études Germaniques et ITEM/CNRS)

Conférences / Keynotes :
Prof. Dr. Monika SCHMITZ-EMANS, Ruhr-Universität Bochum

Pr. Anne TOMICHE, Sorbonne-Université

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Le mythe de la Pentecôte : littérature, traduction, pensée, arts

Si l’on ne compte plus les travaux consacrés aux reprises, représentations, interprétations du mythe biblique de la Tour de Babel (Genèse 11,1-9), le récit concurrent du « miracle » de la Pentecôte (Actes 2,1-4) et sa réception ont beaucoup moins retenu l’attention de la recherche. Cela vaut à la fois pour l’exégèse du texte biblique que pour ses diverses translations dans la littérature, les arts, la pensée et la traductologie. Tandis que le mythe de Babel a généralement donné lieu à des conceptions « malheureuses » de la diversité linguistique, l’épisode des « langues de feu » descendant sur les Apôtres en les transformant en traducteurs-interprètes universels, capables de parler et de se faire entendre en des langues qu’ils n’ont pas apprises, propose une autre vision du plurilinguisme, du langage, du sens, de la traductibilité.

De plus cet épisode légitime la diffusion du message biblique dans toutes les langues : la Bible chrétienne appelle elle-même à sa traduction, ce qui implique une conception du texte et du sacré différant de celle qui s’exerce dans le judaïsme et a fortiori l’islam, où la langue de fixation du texte est sacrée elle-même. De là la possibilité d’une prolifération de traductions bibliques, y compris pour servir de support à la fixation écrite de langues jusque-là essentiellement orales, dans le cadre des missions par exemple.

Sur la base de ce premier constat, notre colloque se propose d’analyser, à partir d’études de cas et d’aperçus historiques, les processus de réception, d’appropriation et de théorisation du récit de la Pentecôte à travers la littérature, les arts et l’histoire des idées. Pour le XXe siècle et la période récente, on pourra élargir le corpus étudié vers les médias audio- visuels (cinéma, pièces radiophoniques, séries, etc.). Reprise par des écrivains, artistes et philosophes, le paradigme pentecôtiste, aussi bien l’épisode narratif du « miracle » que ce qu’il sous-tend dans la pensée du langage, donne lieu à des représentations, fictionnalisations, problématisation de phénomènes tels que la glossolalie (psychologique, religieuse, littéraire), la xénoglossie, le plurilinguisme et la traduction, en véhiculant différentes conceptions de la relation de l’homme au langage et aux langues.

À quel moment, dans quels contextes, sous quelles formes, le récit de la Pentecôte a- t-il influencé la création littéraire, artistique et la vie intellectuelle dans les domaines français, allemand, anglais et dans d’autres aires linguistiques ? Comment les questions de la diversité linguistique, de la traduction, de la communication ou, plus généralement, du sens, y sont- elles abordées, parmi d’autres ? Quels liens s’y tissent avec le discours théologique, religieux, mystique ? Quels sont les liens entre le mythe de la Pentecôte et celui de Babel et leurs diverses interprétations ? S’agit-il d’un rapport antithétique ? complémentaire ? réparateur?

Nous invitons les chercheurs en littérature, langues, traductologie, histoire culturelle, histoire de l’art, philosophie, etc. à envoyer leurs propositions de contribution (entre 250 et 500 mots), accompagnée d’une brève notice bio-bibliographique, avant le 31 mars 2023, à claire.placial@univ-lorraine.fr et dirk.weissmann@univ-tlse2.fr.

Une publication des contributions au colloque est prévue aux Presses Universitaires de Lorraine.

Continuer la lecture de Appel : Le Mythe de la Pentecôte : littérature, traduction, pensée, arts

Tenir sa langue de Polina Panassenko, éditions de l’Olivier, 2022.

Entre les langues, entre Polina et Pauline, entre récit d’enfance et quête de soi…

Extraits :

« Russe à l’intérieur, français à l’extérieur. Ce n’est pas compliqué. Quand on sort, on met son français. Quand on rentre à la maison, on l’enlève. On peut même commencer à se déshabiller dans l’ascenseur. Sauf s’il y a des voisins. S’il y a des voisins, on attend. Bonjour. Bonjour. Quel étage ? Bon appétit. Il faut bien séparer, sinon on risque de se trouver cul nu à l’extérieur. »

« Il semblerait que si je dis Sava ?, l’autre va comprendre que je demande comment il se porte. Et si je dis Sava ! on comprendra que je vais bien. Je ne sais pas pourquoi. À Moscou, « sava » veut dire « hibou ». Je ne sais pas pourquoi ici il faut dire « hibou » pour se donner des nouvelles. » 

Polina Panassenko est autrice, traductrice et comédienne. Après des études à Sciences-Po Paris, elle suit une formation en art dramatique à la Comédie de Saint-Étienne et à l’École-studio du Théâtre d’Art de Moscou (MKhAT).
Avant Tenir sa langue, elle a publié en 2015 Polina Grigorievna, une enquête parue aux éditions Objet Livre dans laquelle, cherchant à “habiter son nom” (Saint-John Perse) elle part à la rencontre de femmes de Moscou qui sont ses homonymes.

Parution des actes du colloque “Écrire entre les langues”

Coordonné par Isabelle Cros et Anne Godard, Editions des archives contemporaines, France, 2022, 233 p. ISBN : 9782813004642 –

DOI : https://doi.org/10.17184/eac.9782813004642

Illustration extrait du Piano oriental de Zeina Abirached, avec l’aimable autorisation de l’autrice et des éditions Casterman.

Les œuvres écrites entre les langues ne se contentent pas de mélanger ou d’alterner des langues, par la tension de l’entre-deux, elles figurent à la fois la présence et le manque, la proximité et la divergence. Ce volume collectif, issu d’un colloque international co-organisé les 14 et 15 juin 2021 par l’Inalco, l’Université Sorbonne Nouvelle, Aix-Marseille Université et l’Université d’Angers, avec la participation de la Chaire UNESCO pour le multilinguisme et avec le soutien de l’Institut du Tout-Monde et de la Maison des Écrivains et de la Littérature a été pensé lui aussi en tension entre des pratiques et des approches – de recherche, d’intervention, de création et de traduction – ancrées dans des épistémologies et des disciplines différentes.

S’ouvrant par un entretien avec l’autrice et dessinatrice Zeina Abirached, il propose d’entrer dans le plurilinguisme littéraire à travers l’analyse de pratiques créatives entre les langues d’auteur.ices d’aires géographiques et linguistiques très diverses. Il présente ensuite un foisonnant espace de pratiques pédagogiques associant traduction et écriture créatives, entre les langues et les arts. Il a débouché sur une convention de partenariat de recherche, Lire et écrire entre les langues – LÉEL, 2022-2027 (https://ecriplur.hypotheses.org/category/leel) – pour fédérer, autour de la diversité des formes de lecture et d’écriture entre les langues, un réseau ouvert, où enseignant.es, chercheur.e.s, artistes, apprenant.e.s, actrices et acteurs locaux sont amenés à s’investir et dialoguer ensemble.

Ouvrage publié avec le soutien de l’Université Sorbonne Nouvelle (DILTEC et THALIM/CNRS), d’Aix-Marseille Université (LERMA, LPL/CNRS et SUPFLES), de l’Université d’Angers (CIRPALL) et de l’Inalco (PLIDAM).

Ouvrage accessible en accès libre en ligne :

https://eac.ac/books/9782813004642

Captations vidéos : Dialogue interdisciplinaire sur “les langues comme objets migrateurs” – 10 juin 2022 – Marseille


Journée d’études enregistrée le vendredi 10 juin 2022 au Centre de la Vieille Charité, Cinéma Le Miroir, à Marseille, diffusée sur la chaine Youtube des Musées de Marseille :

https://www.youtube.com/playlist?list=PLok-Exu1uYxUEvtB8wz7mX9bdaSydGuLR

Coordination scientifique :

Muriel Molinié et Anne-Sophie Cayet Sorbonne Nouvelle, EA2288, DILTEC autour de l’œuvre de Marianne Mispelaëre dans le cadre de l’action “Nouveaux commanditaires

Un projet soutenu par la Fondation de France, la Fondation Daniel et Nina Carasso, la Fondation des Artistes, le FRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur, en partenariat avec l’Académie d’Aix-Marseille, dans le cadre du grand réseau académique Marseille Vieux Port et de la politique académique de l’Éducation Prioritaire, L’Université Sorbonne Nouvelle, EA2288 DILTEC, Aix-Marseille Université (LPL et SUPFLES).

Médiation – production de la commande : thankyouforcoming.

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2e appel à proposition : Lire et écrire entre les langues : littérature, enseignement, traduction, création – Aix 15-16 juin 2023

COLLOQUE LÉEL les 15 et 16 juin 2023, Aix-en-Provence

Dépôt des propositions sur le site Sciencesconf des colloques LÉEL avant le 24 octobre  2023 : https://ecrire.sciencesconf.org/resource/page/id/6

APPEL A TELECHARGER ICI 

Mots clés : hétérogénéité énonciative ; hétérolinguisme ; plurilinguisme ; (auto)traduction ; ateliers d’écriture ; (recherche-)création ; transculture ; exophonie. 

Domaines : littératures ; didactique des langues et des cultures ; sociolinguistique ; traductologie, écriture et traduction créatives.

***

Comment écrire, comment donner à lire, à entendre mais aussi à dire jusque dans la classe le plurilinguisme inhéreant à notre monde urbanisé mondialisé (Calvet, 1994) mais aussi celui, moins étudié, des zones rurales (Cobbinah et al., 2016) ? C’est le dialogue entre la langue normée à diffusion internationale comme le français, l’anglais, l’arabe, l’espagnol, etc. et des langues qui leur semblent aux antipodes (à l’instar des langues orientales, africaines, océaniennes enseignées à l’Inalco), mais aussi entre les multiples variétés de langue, sociales (Gadet, 2007) et topiques (Likacheva-Philippe, 2010), que nous nous proposons d’explorer dans les colloques LÉEL (Lire et écrire entre les langues), à la fois dans son expression littéraire et dans ses exploitations pédagogiques. Dialogue qui ne va évidemment pas sans heurts, la littérature portant elle aussi le témoignage des rapports de dominations exercés dans la société (Giordan, Ricard & Balibar, 1976) ou d’histoires familiales ou personnelles mouvementées, tant au sein de la francophonie (Spaëth, 2018) où le français se décline sous des formes variées, trop souvent invisibilisées, que dans d’autres sphères géolinguistiques. Que ce soit dans l’exploration des corpus littéraires ou des expériences pédagogiques de création plurilingue, c’est donc aussi ce « bruissement de la langue » (Barthes, 1984) et ce plurilinguisme interne aux langues, que les colloques LÉEL cherchent à promouvoir. Ce plurilinguisme interne concerne certes le français, dont le singulier masque la diversité géolinguistique des variantes régionales comme nationales, autant de manifestations de l’hétérogénéité langagière (Glissant, 1995) propre à l’espace francophone, auquel aucun locuteur n’échappe (Derrida, 1996), mais aussi toutes les autres langues dominantes. 

La première édition d’Écrire entre les langues : littérature, enseignement et traduction (Inalco, 2021) ayant été entravée par la crise sanitaire et n’ayant pu se tenir qu’à distance avec un nombre d’intervenant.e.s réduit, l’édition 2023 en constituera le deuxième volet, prolongeant la réflexion autour des axes préalablement définis.

Axe 1 : L’hétérolinguisme en littérature : situations, représentations, traductions, création

Mots clefs : hétérolinguisme ; littérature translingue ; francophonies ; approche anthropologique ; sociolinguistique du contact ; traductologie ; numérique.

Cet axe porte principalement sur le corpus, texte et œuvre hétérolingue. La dimension plurilingue, hétérolingue (Grutman, 1997) ou translingue (Kellman, 2000) de la création littéraire francophone fait l’objet d’études de plus en plus nourries. On la retrouve du côté de la littérature comparée (Porra 2011), des études d’orientation discursive (Suchet, 2014), traductologiques (Ferraro et Grutman, 2016) ou encore de la génétique textuelle (Anokhina et Sciarrino, 2018). Ces études littéraires du champ contemporain en France (Ausoni, 2018 ; Marchand et Roux, 2019), en Europe (De Balsi, 2019) ou dans l’espace postcolonial (Moura, 1999) font écho ‒ de la glottocritique (Bernabé 1982) à la sociolinguistique critique (Heller, 2002 ; Boutinet 2017 ; Prudent, 2003 ; Faye 2010) en passant par l’analyse du discours (Maingueneau, 2006) ‒ à celles et ceux qui ont cherché et cherchent encore à dévoiler (voire subvertir) la question du pouvoir propre au langage.

Les écrivains, qu’ils aient grandi dans un environnement plurilingue et diglossique, qu’ils aient changé de langue par choix ou de manière subie, dans « l’exil ou l’errance » (Bonnet, 2007), peuvent adopter des postures diverses, écrire en une seule langue, normée ou non, dans leur langue maternelle ou en choisissant l’exophonie, ils peuvent « penser entre les langues » (Wismann, 2012) ou en « plus d’une langue » (Derrida, 1996 ; Cassin, 2012) ou encore créer une langue étrangéisée (Pejoska, 1995). L’espace numérique dessine pour la « littérature numérique » (Bouchardon, 2014) un autre territoire, plurisémiotique et multimodal, où le plurilinguisme est susceptible d’occuper une place de choix (Kuznierz, 2018 ; Bigot et Maillard de la Corte-Gomez, 2020). Pour donner la place qu’elles méritent aux voix singulières de robinsons (Ausoni, 2018) et aux langues minorées, en décentrant le regard vers d’autres aires géolinguistiques, les contributions portant sur des aires géolinguistiques autre que la francophonie seront les bienvenues. Ces textes plurilingues et les créations numériques (Leleu-Merveil, 2005) font résonner et tissent la pluralité des langues de façon diverse (Gauvin, 1999), en fonction de projets esthétiques, poétiques, linguistiques, culturels, politiques, qui sont à contextualiser. Ils témoignent de parcours qui peuvent être exemplaires et formateurs (Godard et Suchet, 2015) tant pour les apprenant.e.s que pour les enseignant.e.s de langue ou encore les participant.e.s à un atelier plurilingue thérapeutique (Greaves & Stefano, 2018).

Découvrir ces auteurs.rices et leurs œuvres, éclairer leurs pratiques de création avec/dans/entre/autour de la/des langue/s, donner des outils d’analyse, de compréhension et de réflexion, mais aussi penser la multiplication des recherches sur un phénomène qui pourtant n’est pas nouveau (Denti, 2017), tels sont les objectifs de ce premier axe.

Comment se manifeste l’hétérolinguisme en littérature dans les espaces francophones ? dans d’autres aires géolinguistiques ? dans l’espace numérique, francophone ou non ? Quels enjeux esthétiques lui sont associés ? Dans quelle mesure l’écrivain.e exprime-t-il dans son œuvre par cet hétérolinguisme des frictions ou tensions entre les langues individuelles ou sociales ? Comment la multimodalité et le plurisémiotisme inhérents au numérique modifient-ils la mise en “écriture” de l’hétérolinguisme ? Comment se mêlent les différentes voix et langues dans les formes littéraires et narratives propres à la littérature numérique ? Quel rôle joue – ou ne joue pas – la traduction dans la création d’œuvres plurilingues ? Comment celles-ci sont-elles traduites ? Quelle place occupe la traduction dans les ateliers plurilingues thérapeutiques ? Dans une dynamique cherchant à associer théorie et pratique artistique, comment la recherche peut-elle alimenter la création, et vice-versa, dans une dynamique propre à la recherche-création (Gosselin et Le Coguiec, 2006) ? Voilà quelques questions, non exhaustives, auxquelles les contributeurs et contributrices seront invité.e.s à répondre dans cet axe.

Axe 2 : Créativité plurilingue en (didactique des) langues : démarches, objectifs, expériences

Mots clefs : recherche-création ; traduction créative ; auto-traduction ; plurilinguisme ; créativité ; atelier d’écriture ; biographie langagière ; interculturel, numérique.

Ce deuxième axe s’oriente essentiellement vers les pratiques artistiques, pédagogiques ou thérapeutiques. L’expérience plurilingue, considérée comme un ferment de créativité dans le domaine littéraire et artistique (Anokhina, 2012) se trouve, en didactique des langues et du plurilinguisme (Candelier, 2008), nourrir de nombreux projets qui visent à développer les compétences langagières à travers un usage sensible et créatif des langues (Aden, 2012). À distance des approches fonctionnelles et communicatives qui envisageaient la langue comme système ou comme outil, ou de manière complémentaire avec elles, les ateliers créatifs qui puisent dans les ressources linguistiques et plurilingues des apprenants se multiplient (écriture créative, improvisation, théâtre, poésie, slam, kamishibaï, vidéo ou chanson…). Ils s’appuient sur une didactique qui privilégie les dimensions esthétique, expérientielle, émotionnelle, du langage (Eschenauer, 2014) ou qui vise une épistémologie de la relation à travers l’expérience vécue (Castellotti, 2017). De même la recherche-création (ou en anglais art-based approaches, practice as research, etc.) ouvre la recherche sur d’autres pratiques (Paquin et Noury, 2018), notamment dans le cadre de la littérature numérique (Saemmer, 2015), dont la pédagogie de la créativité pourrait utilement se nourrir.

Ces démarches entrent en résonance avec les corpus littéraires plurilingues, soit parce qu’elles s’en inspirent directement, dans un mouvement de lecture-écriture, soit qu’elles en rejoignent les présupposés, les enjeux ou les effets. Selon les cas, il s’agira de développer une relation sensible à une langue nouvelle ou de jouer avec les contraintes linguistiques et les passages de langue, articulant conscience linguistique et expérience langagière (Aboab, Allaneau-Rajaud, Godard & Woerly, 2020). Ou bien encore il s’agira d’insérer les ateliers d’écriture plurilingue dans les démarches biographiques (Mathis, 2016 ; Dompmartin-Normand, 2016), pour inaugurer une forme de réflexivité sur le parcours langagier ou migratoire, et redonner dans le système éducatif toute sa place à l’identité de l’apprenant (Cummins et al., 2005). Les contributions de ce deuxième axe consacré à la créativité plurilingue en didactique des langues permettront d’en explorer le fonctionnement à travers des analyses de dispositifs et de productions aussi bien que des restitutions de projets ou la participation à des ateliers. Un format « performance » est aussi proposé, pour se saisir de la réflexion scientifique du colloque à des fins créatives, comme cela a été fait lors du premier colloque Écrire entre les langues, slamé lors de la clôture (Dangers et Diop, à paraître).

Suivant quelles modalités mener des ateliers d’écriture créative et traductive plurilingues et à quelles fins ? Quels ateliers proposer aux migrants, aux primo-arrivants ou à l’hôpital (Greaves, 2017) ? Comment ouvrir ces ateliers à l’écriture numérique ? À partir de quel cadre épistémologique aborder en didactique des langues ces ateliers de pratiques artistiques ? Comment faire émerger par ces pratiques une œuvre artistique, individuelle ou collaborative, notamment en littérature numérique ? Quel positionnement pour l’enseignant.e/animateur.rice ? En quoi et comment ce matériau littéraire pourrait-il être un levier d’enseignement-apprentissage en didactique du français et des langues ? Quelle formation dispensée aux enseignant.e.s pour qu’ils.elles se saisissent de ces œuvres ? Quelle place pour la littérature numérique plurilingue en classe ? Comment créer en faisant de la recherche sur l’hétérolinguisme ou faire de la recherche en créant ? Comment faire œuvre autour des questions abordées par le colloque, dans une démarche de recherche-création ? Autant de questions parmi d’autres pouvant être abordées dans l’axe 2. 

Modalités de dépôt : avant le 24 octobre 2023

Les propositions de d’intervention seront rédigées en français ou en anglais et comprendront environ 500 mots (hors titre et bibliographie). Elles mentionneront clairement l’axe choisi, la thématique principale abordée et le type de format choisi (communication orale, poster, atelier, retour d’atelier, performance) ainsi que 5 mots-clés. Elles sont à déposer sur Sciencesconf pour une évaluation en double aveugle le 24 octobre 2022 au plus tard.

Formats possibles 

Remarque : bien que le colloque puisse être suivi en visio, les interventions devront se faire uniquement en présentiel.    

– Communication orale (20 minutes + 10 minutes d’échanges) : exposition des résultats d’une recherche

–  Retour d’atelier (20 minutes + 10 minutes d’échanges) : présentation d’un dispositif d’atelier d’écriture/traduction hétérolingue

–  Poster : présentation en format affiche d’une recherche

–  Atelier (1h30 ou 3h) : animation d’un atelier d’écriture/traduction hétérolingue

–  Performance (durée à voir en fonction de la proposition) : “carte blanche” à partir des thématiques du colloque. Bien préciser les conditions de réalisation de la performance.

Symposium Langue et Mouvement – 16-17 septembre 2022 – Bordeaux

Événement gratuit proposé par BOOKS ON THE MOVE

Les 16 et 17 septembre 2022
A la Manufacture CDCN-Bordeaux
INSCRIPTION OBLIGATOIRE (voir lien ci-dessous)

Dans le cadre du projet moving words in space, Books on the Move organise deux journées de rencontres et de partage autour de pratiques artistiques et pédagogiques langue & mouvement.

Moving words in space propose un dialogue continu entre le mouvement dansé et les mots qui commencent à peine à trouver leurs propres formes dans le corps et dans l’espace : de quelles manières une langue qui nous est encore inconnue ou peu familière peut-elle commencer à faire sens alors que nous sommes en mouvement ? Comment peut-elle résonner dans le corps et initier une danse ? Comment une langue étrangère, d’usage, maternelle, ou officielle… chemine t-elle dans le corps en mouvement ?

Ce symposium réunit des spécialistes et non-spécialistes, des artistes, des chercheur·ses, des enseignant·es, pour partager approches, pratiques et expériences de la langue et du mouvement.
Le symposium est ouvert aux étudiant·es, élèves, artistes, pédagogues, chercheur·ses, danseur·ses, artistes et toutes personnes curieuses.
Les inscriptions se font ici. Les ateliers sont ouverts à toutes et tous, avec ou sans pratique préalable du mouvement.

Informations, programme complet à télécharger et inscription :

https://www.booksonthemove.fr/symposium-langue-et-mouvement/

Programme :

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Appel : Colloque pluridisciplinaire “Lire et écrire entre les langues” – 15-16 juin 2023 – Aix en Provence

 LES COLLOQUES LÉEL (2021-2028)

Mots clés : hétérogénéité énonciative ; hétérolinguisme ; plurilinguisme ; (auto)traduction ; ateliers d’écriture ; (recherche-)création; transculture ; exophonie. 

Domaines : littératures ; didactique des langues et des cultures ; sociolinguistique ; traductologie, écriture et traduction créatives.

ACTUALITE :

La deuxième édition du colloque Lire et écrire entre les langues aura lieu à Aix-en-Provence les 15 et 16 juin 2023.

Dépôt des propositions d’intervention :

https://ecrire.sciencesconf.org/

Présentation

Comment écrire, comment donner à lire, à entendre mais aussi à dire jusque dans la classe le plurilinguisme inhérent à notre monde urbanisé mondialisé (Calvet, 1994) mais aussi celui, moins étudié, des zones rurales (Cobbinah et al., 2016) ? C’est le dialogue entre la langue normée à diffusion internationale comme le français, l’anglais, l’arabe, l’espagnol, etc. et des langues qui leur semblent aux antipodes (à l’instar des langues orientales, africaines, océaniennes enseignées à l’Inalco), mais aussi entre les multiples variétés de langue, sociales (Gadet, 2007) et topiques (Likacheva-Philippe, 2010), que nous nous proposons d’explorer dans les colloques LÉEL (Lire et écrire entre les langues), à la fois dans son expression littéraire et dans ses exploitations pédagogiques. Dialogue qui ne va évidemment pas sans heurts, la littérature portant elle aussi le témoignage des rapports de dominations exercés dans la société (Giordan, Ricard & Balibar, 1976) ou d’histoires familiales ou personnelles mouvementées, tant au sein de la francophonie (Spaëth, 2018) où le français se décline sous des formes variées, trop souvent invisibilisées, que dans d’autres sphères géolinguistiques. Que ce soit dans l’exploration des corpus littéraires ou des expériences pédagogiques de création plurilingue, c’est donc aussi ce « bruissement de la langue » (Barthes, 1984) et ce plurilinguisme interne aux langues, que les colloques LÉEL cherchent à promouvoir. Ce plurilinguisme interne concerne certes le français, dont le singulier masque la diversité géolinguistique des variantes régionales comme nationales, autant de manifestations de l’hétérogénéité langagière (Glissant, 1995) propre à l’espace francophone, auquel aucun locuteur n’échappe (Derrida, 1996), mais aussi toutes les autres langues dominantes. 

Chaque colloque LÉEL réunira ainsi des chercheur.e.s. mais aussi des enseignant.e.s et/ou animateurs.rices d’ateliers d’écriture, traducteurs.trices, artistes français et étrangers engagé.e.s dans la recherche, la création, la traduction et la transmission. Ils.elles interviendront sous la forme de conférences plénières, de communications en sessions parallèles et de posters, mais aussi d’ateliers créatifs, de retours d’atelier et de performances. Grâce à ces événements scientifiques, nous espérons construire des collaborations plus étroites entre les universités organisatrices et leurs partenaires, les acteurs locaux, les artistes, autour de la création littéraire plurilingue, en faisant vivre le dialogue entre recherche, création, enseignement et formation

Genèse : du colloque Écrire entre les langues à la convention LÉEL

Une des dimensions de la création littéraire tient à la conscience des langues, qu’il s’agisse de la diversité des langues en contact ou des variétés d’une même langue. Ce « dialogue des langues » est riche d’une immense potentialité poétique et narrative : l’explorer est au cœur du Concours Inalco de la nouvelle plurilingue (concours soutenu par l’Organisation internationale de la francophonie), imposant comme contrainte linguistique d’écrire en plus d’une langue, soit d’employer au moins une autre variété linguistique que le « français normé »,  entendu comme une variété de français parmi d’autres, élevée au statut de norme par le truchement de « l’idéologie du standard » (Gadet, 2007 : 27-31). En raison de son ouverture au monde (près de cent langues y sont enseignées, dont de nombreuses langues communément désignées comme « rares » pour « rarement enseignées » (Doehler, 2010)), l’Inalco se prêtait mieux qu’aucun autre lieu à accueillir en 2020 un tel concours. Sa première édition a été suivie d’une deuxième sur le thème « Langues en danger » ; puis d’une troisième édition (2022) sur le thème « Langues en germe » (appel en cours jusqu’au 15 septembre) autour des enjeux écologiques et écopoétiques.

Pour inscrire cet événement dans une réflexion scientifique, un premier colloque Écrire entre les langues : littérature, enseignement, traduction a été organisé les 14 et 15 juin 2021 à l’Inalco, sous l’égide de plusieurs laboratoires et services universitaires : le Plidam-EA 4514 à l’Inalco, le Diltec-EA 2288 & Thalim-UMR 7172 à l’Université Sorbonne Nouvelle, le LPL-UMR 7309 & SUPFLES à Aix-Marseille Université ainsi que le Cirpall-EA 7457 à l’Université d’Angers. L’objectif était, et demeure, de questionner plus avant cette hétérogénéité linguistique – qui participe au renouvellement des recherches sur le dialogisme, l’intertextualité et la polyphonie, notamment dans ses prolongements pédagogiques et didactiques (Auger, 2007 ; Blanchet, 2009).

De ce premier événement à la fois scientifique et culturel est née une fructueuse dynamique collective qui a permis d’élargir ce premier cercle à un réseau plus vaste réunissant dans le cadre de la convention LÉEL (Lire et écrire entre les langues) de nouveaux laboratoires de France et de Suisse : le LERMA (Aix-Marseille Université), LITT&ARTS (Université de Grenoble), ELL2 (Université de Lausanne) et LPIC (la Haute école pédagogique du canton de Vaud), tous engagés dans les mêmes problématiques, en confortant l’ouverture à d’autres sphères géolinguistiques. Ils ont décidé de mettre en commun leurs compétences respectives et de formaliser leur collaboration par une convention de collaboration de recherche encadrant le projet intitulé « Lire et écrire entre les langues : littérature, enseignement, traduction, création » (acronyme : « LÉEL »). Ce projet, s’inscrivant dans une durée de cinq ans, vise à développer et partager, dans un cadre interdisciplinaire et international, des dispositifs et des activités de recherche, de recherche-action et de recherche-création autour du plurilinguisme littéraire, de l’enseignement de la littérature en contexte plurilingue ou d’ateliers d’écriture et de traduction créatives dans une démarche transculturelle. Les colloques LÉEL ont une fréquence d’une fois tous les deux ans.

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La première édition d’Écrire entre les langues : littérature, enseignement et traduction (Inalco, 2021) ayant été entravée par la crise sanitaire et n’ayant pu se tenir qu’à distance avec un nombre d’intervenant.e.s réduit, l’édition 2023 en constituera le deuxième volet, prolongeant la réflexion autour des axes préalablement définis, affinés depuis lors.

Formats d’intervention possibles :

–        Communication scientifique (20 minutes + 10 minutes d’échanges) : exposition des résultats d’une recherche

–        Retours d’ateliers (20 minutes + 10 minutes d’échanges) : présentation d’un dispositif d’atelier d’écriture

–        Poster : présentation en format affiche d’une recherche

–        Ateliers (1h30 ou 3h) : animation d’un atelier d’écriture hétérolingue

–        Performance (à voir en fonction de la proposition) : carte blanche à partir des thématiques du colloque. Bien préciser les conditions de réalisation de la performance.

Dépôt des propositions d’intervention :

https://ecrire.sciencesconf.org/

Journée d’études “Autobiographies langagières” 24 juin 2022 – Paris 8

NOTIONS, FORMES, DISPOSITIFS

Journée d’études :

VENDREDI 24 JUIN 2022, DE 9H À 17H45
UNIVERSITÉ PARIS 8 , AMPHI MR 002

Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis

et à distance 
Inscription sur le site de la journée d’études :

Entrée libre mais inscription obligatoire avant le jeudi 23 juin 
Le lien de connexion sera envoyé aux personnes inscrites en ligne. 

Pour plus d’informations :

http://journee-al-p8-auth.web.auth.gr/index.php

L’autobiographie langagière (AL) est un outil largement connu en Didactique des langues (DDL). Au cours de ces dernières années, à travers différents projets européens, recherches-action dans des collèges et lycées de Seine-Saint-Denis, des associations de formation de migrant.e.s, ainsi qu’à l’Université Paris 8, nous en avons élaboré un dispositif d’intervention pédagogique qui se développe dans la durée.

Programme ci-dessous :

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Dialogue interdisciplinaire sur “les langues comme objets migrateurs” – 10 juin 2022 – Marseille

Journée d’études vendredi 10 juin 2022

Coordination scientifique :

Muriel Molinié et Anne-Sophie Cayet Sorbonne Nouvelle, EA2288, DILTEC autour de l’œuvre de Marianne Mispelaëre dans le cadre de l’action “Nouveaux commanditaires

Centre de la Vieille Charité – Cinéma le Miroir, Marseille

Un projet soutenu par la Fondation de France, la Fondation Daniel et Nina Carasso, la Fondation des Artistes, le FRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur, en partenariat avec l’Académie d’Aix-Marseille, dans le cadre du grand réseau académique Marseille Vieux Port et de la politique académique de l’Éducation Prioritaire, L’Université Sorbonne Nouvelle, EA2288 DILTEC, Aix-Marseille Université (LPL et SUPFLES).

Médiation – production de la commande : thankyouforcoming.

Cette journée d’étude lance le réseau de recherches Plurilinguisme, Arts, Didactique et Sociétés (PArDIS!), émergeant au sein du laboratoire de Didactique des Langues, des Textes et des Cultures (DILTEC – EA2288) dans des partenariats qui, depuis 2018, donnent une place centrale aux mises en relation entre plurilinguisme, narrations artistiques et littérature (Anne Godard), danse (Nathalie Borgé), créations plurilittératiées (Muriel Molinié, Danièle Moore, etc.), philosophie (Anne-Sophie Cayet) afin de rendre visible l’expérience plurilingue et interculturelle des acteurs, au cœur même de la Cité. Les créations et productions d’élèves, d’étudiants ou encore d’enseignants en formation sont centrales dans ces actions. Elles le sont d’autant plus dans les ateliers menés par l’artiste contemporaine Marianne Mispelaëre, sur la question « des langues comme objets migrateurs », auprès d’adolescents plurilingues de l’Académie d’Aix- Marseille.

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Poétique des frontières. Une approche transversale des littératures de langue française (XXe-XXIe siècles) (2021)

Annonce de parution :

Poétique des frontières. Une approche transversale des littératures de langue française (XXe-XXIe siècles), dirigé par Patrick Suter et Corinne Fournier Kiss, Genève, MétisPresses, collection Voltiges, 2021, 384 p. ISBN 978-2-940563-94-4

Participant à l’organisation et à la mise en forme du monde, les frontières apparaissent également comme des lignes de forces dans de nombreuses œuvres littéraires. Périphériques ou centrales, statiques ou dynamiques, explicites ou implicites, pleines ou creuses, précaires ou tenaces, elles signalent des points de rupture ou des zones d’attraction dans les textes. Donnant lieu aux expériences les plus variées, elles engagent des formes et des esthétiques très différenciées.

À partir de cet objet commun, et en convoquant les débats récents sur la littérature mondiale, cet ouvrage invite à un voyage à travers les littératures de langue française. Il rejoint ainsi les préoccupations de la recherche contemporaine visant à décloisonner les différentes histoires littéraires nationales

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Journée d’études «Traduire les récits d’objets »

Mardi 22 mars 2022 | 9h00 /17h00

Amphi MR 002 | Maison de la Recherche de l’Université Paris 8 

Organisée par le Laboratoire Arts des images et art contemporain (AIAC) de l’Université de Paris 8, en collaboration avec Maisons de la Sagesse-Traduire (MdS-Traduire)

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Lire et Écrire entre les langues – un projet scientifique collaboratif

Faisant suite au colloque Écrire entre les langues qui a été organisé à l’INALCO en juin 2021, un projet scientifique intitulé « Lire et écrire entre les langues : littérature, enseignement, traduction, création » (LEEL) est lancé à partir de 2022.

Réunissant les partenaires initiales, enseignantes et chercheuses à PLIDAM à l’Inalco, DILTEC et THALIM à l’Université Sorbonne Nouvelle, LPL et SUPFLES à Aix-Marseille Université et CIRPALL à l’Université d’Angers, le projet LEEL s’est agrandi avec la participation de collègues de LERMA (Aix-Marseille Université), LITT&ARTS (Université Grenoble Alpes), ELL2 (Université de Lausanne et LPIC (Haute Ecole Pédagogique-Vaud) engagé.e.s dans une collaboration de recherche sur le plurilinguisme dans l’écriture et la réception littéraires et sur les pratiques plurilingues créatives en contexte pédagogique.

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14-15 juin 2021 – Ecrire entre les langues – colloque international en ligne

Colloque co-organisé par les équipes PLIDAM de l’INALCO, DILTEC et THALIM de l’Université Sorbonne Nouvelle, LPL et SUFLE de Université Aix-Marseille, CIRPALL de l’Université d’Angers, avec le soutien de l’OIF, de l’UNESCO, de l’Institut du Tout-Monde, de la Maison des Ecrivains et de la Littérature et de la Maison de la Poésie

Ce colloque international explore l’imaginaire des langues dans l’écriture à travers des dispositifs littéraires, d’enseignement des langues et de traduction créative.

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